mercredi 10 septembre 2008

Coup de blues d'un solitaire

Oh douce solitude
Tu nous prives mais ne cesse de nous donner
Tu nous fais regretter ces temps passés
Qui resteront à jamais dans nos cœurs
A jamais marqués

Les temps vont et viennent
Ce qui est là aujourd’hui ne le sera pas demain
Comment laisser inlassablement se répéter
Ce cycle de vie cruel, ce refrain
Qui recommence et recommence
Pour ne plus avoir de fin ?

Quel est le plus dur ?
Quand j’y pense je n’en suis plus très sûr
Oublier avec cette personne qui s’en va un fragment de sa vie
Se débrouiller sans un bon moment
Rester là assis, à ne pas savoir quoi dire
Au revoir mais le temps est long
Quand cette présence est requise et tellement souhaitée
Les au revoir deviennent absurdes, insignifiants
Se confondant en adieux si souvent

« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé »
Sages paroles d’un Lamartine brisé
Fruits d’une solitude profonde
Ayant pour lui duré une éternité
Aussi sûr que la terre est ronde

« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé »
Que dire s’il y en a plusieurs d’égal amour ou amitié
Qui n’ont de cesse de s’en aller
A chaque homme la part de peines qu’il peut supporter
La mienne a été depuis longtemps consommée
Peut-être bien qu’en réalité
Le plus dur n’est pas de laisser une personne chère partir, s’en aller
Mais d’être obligé soi-même de rester

3 commentaires:

Khalil a dit…

M3allem ya Mourad!
Ma nefhmek ken ena :)

Le Loup des Steppes a dit…

Bravo...j'ai admiré!

Blue Dreamer a dit…

ce post m'a touche directement au coeur. t'es doue l'ami.
Au plaisir de te lire